Le pape (ou « souverain pontife ») est l’évêque de la ville de Rome (Italie) et le chef de l’Église catholique. Il est le successeur de saint Pierre, un apôtre que Jésus-Christ avait choisi pour fonder son Église et que l’on considère comme le premier évêque de Rome. Le pape est aussi le chef politique du minuscule État du Vatican, qui occupe un quartier de Rome.
Il est élu par des dignitaires religieux appelés cardinaux. À la mort du pape, ils se réunissent[...]
Les débuts de la papauté
Au début du christianisme, l’évêque de Rome n’a pas de pouvoirs particuliers. À partir du IVe siècle et de la conversion de l’empereur romain Constantin au christianisme, son prestige s’accroît. Au Ve siècle, Léon Ier (pape de 440 à 461) revendique la direction de l’Église « universelle » (sens du mot « catholique »), ce que conteste l’évêque[...]
L’affirmation du pouvoir de la papauté
Après le schisme (séparation) d’Orient en 1054 (séparation entre les Églises de Rome et de Constantinople), l’autorité du pape s’affirme sur l’Église catholique d’Occident (partie ouest de l’ancien Empire romain). À partir de 1059, il n’est plus désigné par la noblesse de Rome sous le contrôle des empereurs romains germaniques, mais élu par les cardinaux. Cela renforce sa légitimité et son indépendance.
Le rôle politique[...]
Le Grand Schisme d’Occident
À partir de 1309, les papes s’installent dans la ville d’Avignon, dans le sud de la France. Le roi de France cherche à les contrôler. En 1378, deux papes sont élus en même temps, l’un à Rome, l’autre à Avignon : c’est le Grand Schisme d’Occident. Celui-ci prend[...]
La papauté contestée par la Réforme
Au début du XVIe siècle, les papes construisent une nouvelle basilique Saint-Pierre à Rome. Pour financer ces travaux, ils vendent des indulgences (des certificats qui pardonnent une partie des péchés). Cette pratique choque de nombreux chrétiens et déclenche, à partir de 1517, des protestations aboutissant à la Réforme (naissance d’Églises protestantes séparées de l’Église[...]
La papauté face à la modernité
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les pays qui sont restés catholiques supportent parfois mal les interventions du pape dans leur politique intérieure. En France, cette tendance à résister à la papauté s’appelle le gallicanisme.
À partir de 1789, la papauté devient une figure de la « réaction » (rejet de la modernité, du changement). Elle s’oppose à la Révolution française et à ses héritiers (nationalistes du printemps des peuples de 1848-1849, libéraux, socialistes et communistes du XIXe siècle…). Elle condamne les chrétiens qui défendent un catholicisme plus moderne[...]
Vatican II et la modernisation de la papauté
Au XXe siècle, Jean XXIII (pape de 1958 à 1963) convoque le concile de Vatican II (1962-1965). Celui-ci modernise et réforme en profondeur l’Église catholique : la messe n’est plus dite en latin, les positions les plus réactionnaires de l’Église sont abandonnées… La papauté condamne les excès du capitalisme. Elle engage des relations avec les autres religions, tout en rejetant l’antijudaïsme traditionnel de l’Église.
Parallèlement, le développement des médias donne au pape une visibilité nouvelle. Jean-Paul[...]
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