Louis-Philippe Ier fut le dernier des rois de France. En fait, son titre était « roi des Français ». Il régna de 1830 à 1848 pendant la « monarchie de Juillet ».
Louis-Philippe naît à Paris le 6 octobre 1773. Il est le fils du duc d’Orléans, surnommé Philippe-Égalité en raison de son engagement pendant la Révolution française.
Acquis aux idées des philosophes des Lumières et des révolutionnaires, Louis-Philippe est d’abord membre du club des Jacobins. Il participe également à la bataille de Valmy, où il se distingue par son courage. Mais la radicalisation de la Révolution le pousse à quitter la France. Il s’exile successivement en Suisse, en Allemagne, aux États-Unis, en Angleterre puis en Sicile. Père de huit enfants, époux de Marie-Amélie, il revient en France après la chute du premier Empire. Mais Louis XVIII le maintient à l’écart de la vie politique, car son père, Philippe-Égalité, avait voté la mort du roi Louis XVI. Proche des milieux libéraux et partisan d’une monarchie parlementaire à l’anglaise, il est porté au pouvoir par la bourgeoisie en juillet 1830, après la révolution des Trois Glorieuses qui chasse le roi Charles X. C’est le début de la monarchie de Juillet.
Nommé « roi des Français », il instaure une monarchie bourgeoise, qui se méfie des aspirations populaires. « Roi-citoyen[...]
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