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Le Sacre du printemps, ballet de Vaslav Nijinski

Ce document est lié à l'article «  NIJINSKI, Vaslav (1889-1950)  ».

Le ballet Le Sacre du printemps provoque un scandale sans précédent lors de sa création le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris.

Commandé par Serge de Diaghilev pour ses Ballets russes, Le Sacre du printemps est le fruit de l’association de 3 personnalités : le compositeur Igor Stravinski, le peintre Nicolas Roerich et le chorégraphe Vaslav Nijinski. Cette œuvre imagine un rite sacré païen. Une jeune fille, incarnant le Printemps, danse jusqu'à la mort devant un groupe de vieillards pétrifiés.

Pour ce ballet, Nijinski met en place toute une série de positions et d’attitudes inhabituelles et contraires à tout l’enseignement classique. À la position ouverte, il oppose la position rentrée : la pointe des pieds en dedans. Au buste droit, il substitue le corps courbé vers la terre. La musique est aussi radicalement nouvelle, notamment par la superposition complexe de plusieurs rythmes différents. L'action dansée devient une action musicale, la musique n'accompagne pas les évolutions des danseurs, mais les met en scène.

Dès le début de la représentation, l’accueil du public est particulièrement houleux. Les spectateurs sont irrités par la brutalité du thème, la violence de la musique et le langage jugé primitif de la chorégraphie.

Des chorégraphes renommés, tels que Martha Graham, Maurice Béjart ou encore Pina Bausch, succéderont à Nijinski pour donner leur propre interprétation. Depuis sa création, c'est la partition la plus utilisée pour créer un ballet. Il en existe plus d'une centaine de versions dans le monde entier.

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Encyclopædia Universalis. Le Sacre du printemps, ballet de Vaslav Nijinski [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )