Le réalisateur et scénariste français Jean Renoir figure parmi les plus grands cinéastes du XXe siècle. Malgré les échecs commerciaux qui ont accompagné la sortie de plusieurs de ses créations et les reproches qui lui ont été adressés à propos de ses engagements[...]
Des débuts au cinéma aux films engagés
Né à Paris le 15 septembre 1894, Jean Renoir est le fils du célèbre peintre impressionniste Auguste Renoir. Il embrasse tout d’abord une carrière militaire, puis est grièvement blessé pendant la Première Guerre mondiale, en 1915. En 1920, il s’essaie à la céramique avant de décider de devenir cinéaste.
Ses premiers longs-métrages (La Fille de l’eau, 1924 ; Nana, 1926, d’après le roman d’Émile Zola) ne rencontrent pas vraiment de public, mais le jeune Renoir ne se décourage pas. En 1931, il réalise l’un des premiers films français parlants (La Chienne), et se fait remarquer grâce à On purge bébé, inspiré de la pièce de théâtre du même titre de Georges Feydeau. Il adapte ensuite l’une des aventures du commissaire Maigret de Georges Simenon (La Nuit du carrefour, 1932), puis sort, la même année, Boudu sauvé des eaux, avec l’acteur français Michel Simon.
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Vers la reconnaissance internationale
Le film suivant de Renoir, La Règle du jeu, est projeté sur les écrans en 1939. Inspiré de la pièce de théâtre d’Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne, mais également des comédies de Marivaux et Beaumarchais, et considéré par la suite comme son chef-d’œuvre, il constitue néanmoins son plus grand échec commercial et critique à sa sortie.
Alors que la France est gouvernée par le régime de Vichy du maréchal Pétain et occupée par les Allemands dans sa partie nord, Jean Renoir décide de s’exiler aux États-Unis dès la fin de l’année 1940. Le cinéaste y réalise deux films en faveur de la France libre du général de Gaulle - Vivre libre (1943) et Salut à la France (1944) -, puis L’Homme du Sud (1945), qui décrit la misère des agriculteurs du sud des États-Unis, et LeJournal d’une femme de chambre (1946), d’après le roman d’Octave Mirbeau, ainsi que La Femme sur la plage (1947), qui porte sur un trio amoureux, évoquant les films noirs (films policiers mettant souvent en scène « femmes fatales[...]
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