Un événement climatique extrême (encore appelé événement météorologique extrême) est un phénomène de courte durée (de l’heure à quelques semaines) qui affecte le temps qu’il fait. Il est caractérisé soit par sa rareté, soit par sa violence (ou intensité), ou par les dégâts inhabituels qu’il provoque. Depuis quelques années, on se demande si de tels[...]
Des événements plus fréquents ?
En France, les violentes tempêtes de l’hiver 1999 et les vagues de canicule de 2003 ont surpris par leur intensité : l’explication tenait-elle au changement climatique ? On s’est posé la même question pour l’accroissement des sécheresses en Afrique, des cyclones tropicaux aux États-Unis et aux Philippines, ou d’autres catastrophes ayant marqué l’actualité.
Pour savoir si un événement est vraiment « extrême » et s’il devient plus fréquent, les scientifiques ont besoin de disposer de longues séries de mesures (sur plusieurs dizaines d’années) qu’ils analysent. En ce qui concerne les vagues de chaleur en France, ces séries de données existent bien. Elles montrent que, depuis 1947, trois des plus intenses vagues de chaleur ont eu lieu après 1981. Néanmoins, même si elles sont assez solides statistiquement, ces observations[...]
Vagues de chaleur et réchauffement climatique
Une telle analyse a été réalisée pour les vagues de chaleur, encore appelées pics de chaleur ou canicules. Elle montre clairement que le fait qu’elles soient plus fréquentes, plus longues et plus intenses résulte bien du réchauffement global de la planète. On a pu ainsi prouver que des canicules, telle celle de juin 2019 en France, sont aujourd’hui au moins 5 fois plus probables qu’il y a un siècle et 100 fois plus probables qu’en l’absence complète de réchauffement. En comparant les températures atteintes lors de chaque canicule, on constate par ailleurs qu’elles dépassent aujourd’hui de 1,4 à 4 °C celles des canicules du XXe siècle, lorsque la température moyenne de la Terre était plus basse. Ces résultats sont confirmés au niveau mondial dans le document de synthèse du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié[...]
Pluies et tornades
En est-il de même pour les précipitations intenses (pluie, grêle, neige) aux effets souvent catastrophiques(torrents de boue, inondations, maisons détruites…) ou pour les tempêtes et cyclones tropicaux ? Les choses sont ici moins claires. Certaines pluies extrêmes observées en France sont peut-être liées au changement climatique, et l’augmentation des fortes précipitations dans la région méditerranéenne (de 7 à 37 % sur la période 1961-2015) est probablement en partie due au réchauffement. La proportion des cyclones tropicaux les plus violents a, selon le GIEC, probablement[...]
Estimer les risques et s’en protéger
Comme il est très probable que ces événements extrêmes vont continuer à se produire, il est impératif que les populations s’adaptent à ce nouvel environnement. Le risque encouru par les humains exposés à ces phénomènes dépend de trois facteurs : la fréquence du phénomène ; la vulnérabilité des personnes (par exemple, la distance au bord de mer, l’exposition aux inondations ou à la chaleur urbaine…) ; la capacité à se protéger (qualité des bâtiments, niveau de vie, systèmes d’alerte…).
Les résultats issus des modèles climatiques permettent d’améliorer la prévision de la fréquence et de l’intensité[...]
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