COP 21

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  La COP 21, abréviation de Conférence of the Parties (ou, en français, et dans sa forme longue « conférence des Parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, CCNUCC »), est la vingt et unième rencontre internationale annuelle des 195 États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) portant sur le climat de la Terre, la première ayant eu lieu à Berlin (Allemagne) en 1995. Appelée aussi « conférence de Paris », elle s’est tenue en France, au Parc des expositions de Paris-Le Bourget, du 30 novembre au 12 décembre 2015. Son objectif a été de traiter  du changement climatique à partir[...]

L’accord de Paris

Clôture de la COP 21, Paris 2015 - crédits : Jonathan Raa/ Pacific Press/ LightRocket/ Getty Images

Clôture de la COP 21, Paris 2015

La COP 21 s’est terminée par la signature d’un traité international appelé « accord de Paris ». Le texte de cet accord a été accepté par la totalité des États (et l’Union européenne). Au cours des mois et des années qui ont suivi, il a été ratifié par la quasi-totalité d’entre eux. La ratification d’un traité international par le gouvernement et (ou) le Parlement d’un pays est nécessaire pour en confirmer la signature ; elle oblige celui-ci à respecter les obligations de l’accord. Seuls les États-Unis se retireront par la suite : une première fois en 2020 (sur décision du président [...]

Un objectif fixé

L’accord de Paris a donc cherché à fixer un objectif clair et chiffré permettant à chaque pays de faire des choix pour réduire ses émissions. Un compromis a été difficilement trouvé. En voici la formule initiale : « Contenir l’élévation de la température moyenne nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, en poursuivant l’action menée pour limiter cette élévation à 1,5 °C, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques. » Ces deux valeurs résultent de longues discussions et compromis ; de fait, les fixer à un niveau trop élevé conduirait à se résigner à des dégâts climatiques immenses et les établir à un niveau plus bas créerait des obligations trop difficiles à respecter, tant les transformations à réaliser (dans les transports par exemple) sont importantes.

Il devient donc nécessaire de traduire cet objectif d’une température stabilisée en une contrainte sur la production des GES. Les climatologues savent calculer, à partir de leurs modèles, les quantités de gaz qui, injectées dans l’atmosphère, conduiraient très probablement à l’avenir à une augmentation donnée de la température moyenne de la Terre. Ces quantités de GES définissent ce que l’on appelle le « budget carbone restant ».Celui-ci représentenotre marge de manœuvre en[...]

Quelle justice climatique ?

Enfin, l’accord de Paris indique que cette étape « zéro émission nette » doit être atteinte « sur la base de l’équité et dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté ». En effet, les États ne sont pas à égalité devant les efforts à fournir pour relever ce défi. Les pays industrialisés se sont enrichis depuis les années 1850 grâce à leurs activités (industrie, construction, transport) responsables de la dégradation du climat de la Terre.  Les pays moins avancés sont souvent les premières victimes du changement climatique et refusent de voir leurs activités industrielles pénalisées. Ainsi, les 20 pays les plus riches produisent 80 % des gaz à effet de serre, et les 15 % les plus pauvres (Afrique principalement) émettent moins de 1 % de ces GES. La mise en œuvre d’une justice climatique[...]

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Pour citer cet article

Encyclopædia Universalis. COP 21 [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

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