Constantin Ier, aussi connu sous le nom de Constantin le Grand, est empereur romain de 306 à 337.[...]
L’arrivée au pouvoir
Né entre 280 et 285 à Naissus (actuelle Niš, en Serbie), Flavius Valerius Constantinus est le fils de l’empereur Constance Ier (dit Chlore) et d’Hélène, future sainte chrétienne. Après la mort de son père en 306, Constantin est proclamé empereur (« auguste ») par ses troupes.
Son territoire s’étend alors de la Bretagne (Angleterre) à l’Espagne en passant par la Gaule mais est convoité par les autres empereurs ou prétendants à la tétrarchie (gouvernement de l’Empire romain par quatre[...]
Des réformes religieuses
Longtemps attaché au culte païen du Soleil, Constantin affirme avoir eu, avant la bataille du pont Milvius, une vision divine lui promettant la victoire si un signe chrétien était placé sur les boucliers de ses soldats. Dès lors, le règne de Constantin est marqué par son soutien, sincère ou calculé, au christianisme. En 313, l’empereur signe avec Licinius l’édit de Milan qui met fin aux persécutions contre les chrétiens. Cet édit de tolérance garantit la liberté religieuse dans tout l’Empire. L’empereur garde néanmoins le titre de grand pontife (pontifex maximus), chef de la religion publique romaine.
Constantin ne se contente pas de ce premier acte de reconnaissance du christianisme. Sa législation s’inspire[...]
Des réformes administratives et urbanistiques
Attaché au faste et à l’apparat de la fonction impériale, Constantin réorganise l’administration pour renforcer son contrôle sur celle-ci. Comme souvent dans les monarchies absolues, sa majesté s’impose, et tout ce qui l’entoure est sacré. L’administration est remodelée. Des charges de fonctionnaires, avec les titres de grand chambellan ou de comte, sont créées. Les préfets du prétoire deviennent des administrateurs civils des provinces de l’Empire. Constantin introduit également une nouvelle structure militaire, en réorganisant l’armée. Face aux menaces extérieures, il renforce la défense des frontières (le limes) et installe[...]
L’héritage de Constantin
Constantin Ier décède en 337 à Nicomédie (en Asie Mineure), après avoir été baptisé sur son lit de mort, ce qui est une pratique assez courante à l’époque.
Son règne laisse un héritage discuté par les historiens, tant sur le plan politique que religieux. Si Constantin a œuvré pour l’unité impériale, il est néanmoins à l’origine de la division inéluctable[...]
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