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Mémoires d’outre-tombe, de François René de Chateaubriand (extrait)

Dans ce passage des Mémoires d'outre-tombe, le chant de la grive fait reparaître le château paternel de Combourg, si lié à l'enfance, et le souvenir de la campagne environnante. Dans le livre de Chateaubriand, ce jeu d'échos entre présent et passé est constant.

Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau. À l’instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel ; j’oubliai les catastrophes dont je venais d’être le témoin, et, transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j’entendis si souvent siffler la grive. Quand je l’écoutais alors, j’étais triste de même aujourd’hui ; mais cette première tristesse était celle qui naît d’un désir [...]

Source : François René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, III, 6 (extrait)

Pour citer l'article : « Mémoires d’outre-tombe, de François René de Chateaubriand (extrait) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://junior.universalis.fr/document/memoires-d-outre-tombe-de-francois-rene-de-chateaubriand-extrait/

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