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Les débuts du peintre Jacques Louis David

Les débuts de Jacques Louis David sont quelque peu laborieux et difficiles. Choisir une carrière artistique n'a pourtant pas posé pour lui de réel problème. Né dans une famille parisienne aisée, il manifeste très tôt un goût affirmé pour le dessin.

La famille de sa mère, qui s’occupe de Jacques Louis David (son père avait été tué dans un duel alors que l'enfant n'avait que 9 ans), est assez bien introduite dans le monde des arts et ne s'oppose pas à sa vocation. Sa famille compte 2 oncles architectes et le peintre François Boucher. C'est vers lui qu'ils se tournent pour former David qui veut devenir peintre. Mais Boucher se juge trop vieux et il leur recommande Joseph-Marie Vien, dont le style sévère et épuré, « à l'antique », commence à s'imposer.

En 1766, David entre dans le réputé atelier de Vien, qui allait devenir un des principaux foyers du néo-classicisme français, alors naissant. Il travaille en même temps à l'Académie royale de peinture et de sculpture. Cette formation traditionnelle lui permet de comprendre la prédominance de la peinture d'histoire au sein de la hiérarchie des genres, l'importance du dessin et du nu dans la recherche du Beau idéal.

Il échoue 3 fois au grand prix de peinture, couronnement des études académiques et passage obligé pour une carrière brillante. David obtient un second prix en 1771, avec le Combat de Minerve contre Mars, et l'année suivante avec Diane et Apollon perçant de leurs flèches les enfants de Niobé. Il subit un nouvel échec en 1773, avec La Mort de Sénèque. Il remporte enfin le prix, à sa quatrième tentative, avec Antiochus et Stratonice. Ce succès lui permet de partir compléter sa formation à l'Académie de France à Rome. David a alors 26 ans.

Il revient de Rome marqué par la découverte de l'antique, qui sera désormais sa source d'inspiration privilégiée. Les 5 ans passés en Italie, d'octobre 1775 à août 1780, sont pour lui déterminants. Depuis la Renaissance, Rome a toujours été un des lieux de rencontres favoris des artistes, des amateurs d'art et des savants de toute l'Europe. Pendant la seconde moitié du 18e siècle, les découvertes archéologiques se multiplient et l’étude de l'art gréco-romain renaît. Il se familiarise alors avec les principes et les sources du « nouveau classicisme ».

Pour citer l'article : « Les débuts du peintre Jacques Louis David », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://junior.universalis.fr/document/les-debuts-du-peintre-jacques-louis-david/

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