Essai 10 jours gratuit

Le Spleen de Paris, de Charles Baudelaire (extrait) : « Les Fenêtres »

Dans Le Spleen de Paris, Baudelaire fait une large place aux foules, aux existences anonymes, aux laissés-pour-compte de la société. Comme dans « Les Fenêtres », le regard extérieur devient le support de la rêverie poétique.

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, [...]

Source : Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1863 (extrait)

Pour citer l'article : « Le Spleen de Paris, de Charles Baudelaire (extrait) : « Les Fenêtres » », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://junior.universalis.fr/document/le-spleen-de-paris-de-charles-baudelaireextrait-les-fenetres/

Ce document est lié à l'article poésie