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L’Assommoir, d’Émile Zola (extrait)

Dans sa préface au roman, Émile Zola explique : « L'Assommoir est [...] une œuvre de vérité, le premier roman sur le peuple qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple. » En effet, le livre ne manqua pas de choquer à cause de la présence massive qu'il donnait au peuple, à travers l'histoire de Gervaise et de sa lente déchéance.

Au milieu de cette indignation publique, Gervaise vivait tranquille, lasse et un peu endormie. Dans les commencements, elle s’était trouvée bien coupable, bien sale, et elle avait eu un dégoût d’elle-même. Quand elle sortait de la chambre de Lantier, elle se lavait les mains, elle mouillait un torchon et se frottait les épaules à les écorcher, comme pour enlever son ordure. Si Coupeau cherchait alors à plaisanter, elle se fâchait, courait en grelottant s’habiller au fond de la boutique ; et elle ne tolérait pas davantage que le chapelier la touchât, lorsque son mari venait de l’embrasser. Elle aurait voulu [...]

Source : Émile Zola, L’Assommoir, chap. 10, 1877 (extrait)

Pour citer l'article : « L’Assommoir, d’Émile Zola (extrait) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://junior.universalis.fr/document/l-assommoir-d-emile-zola-extrait/

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