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Découverte de supraconducteurs à haute température critique

L'utilisation des très basses températures pour obtenir de la supraconductivité restait un réel handicap. La découverte de céramiques supraconductrices à plus haute température allait améliorer cette situation.

En 1986, l'Allemand Johannes Georg Bednorz et le Suisse Alexander Müller montrent que certains cuprates possèdent un état supraconducteur à la température critique de 35 K (environ – 235 0C). Depuis 3 ans, ils tentaient d'obtenir de nouveaux matériaux supraconducteurs en s'écartant de la voie traditionnelle qui étudiait surtout des alliages métalliques. En étudiant les oxydes, et particulièrement ceux qui contiennent des atomes de cuivre (Cu), les 2 physiciens du centre de recherches I.B.M. de Zurich observent que les électrons interagissent de façon particulièrement forte avec la maille cristalline. Or la théorie prévoit que cela est une condition favorable à l'appariement des électrons exigé par l'état supraconducteur. Pour que le système soit chimiquement stable, ils y ajoutent du baryum (Ba) ou du lanthane (La) : les céramiques qui en résultent ont effectivement une température critique exceptionnellement élevée. La composition est révélée par la formule approximative La1,85 Ba0,15 CuO4. L'importance de cette découverte leur vaut de se partager le prix Nobel de physique dès l'année suivante.



Pour citer l'article : « Découverte de supraconducteurs à haute température critique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://junior.universalis.fr/document/decouverte-de-supraconducteurs-a-haute-temperature-critique/

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